Roman « Le chemin des estives », de Charles Wright

 

LE CHEMIN DES ESTIVES, de CHARLES WRIGHT     (   FLAMMARION 2021, 350 pages)
par Sylviane HOUVERT, le 19 Août 2021

Tenté par le noviciat chez les jésuites, Charles WRIGHT, doit au préalable, effectuer une marche d’un mois en mendiant gîte et couvert. Accompagné de RIMBAUD et de Charles de FOUCAULD il parcourt les chemins de Massif Central à la recherche de sa voie.
Rien d’austère dans cet ouvrage ne manquant ni d’humour ni d’autodérision. Charles WRIGHT partage avec nous ses réflexions sur la vie actuelle, la foi, l’évolution du christianisme, la beauté de la nature, paisiblement.

Au prochain arrêt

par Sylviane Houvert

 

Hiro AKIKAWA nous décrit dans ce petit livre de 185 pages, les interactions entre les différents passagers d’une ligne de train. Une grand mère est sa petite fille, un couple d’amoureux, une femme trompée, croisent leurs destins dans ce décor invariable mais pourtant mouvant. Toute vie parait tracée mais peut être bouleversée par une rencontre insolite.

Un roman choral sur le Japon et ses habitants, agréable à lire, qui nous dévoile par petites touches la vie quotidienne des japonais.

Roman « Térébentine » de Carole Fives

Par Sylviane HOUVERT, le 19 juillet 2021

Carole FIVES nous relate l’expérience de trois jeunes étudiants ( deux filles et un garçon) aux Beaux Arts de Lille dans les années 2000.

Malgré la réprobation et les brimades de l’ensemble de l’institution et de leurs condisciples, ils ont choisi d’exercer la peinture, ce qui leur vaut ce surnom péjoratif de TEREBENTINE. On ira jusqu’à repousser leur atelier dans les caves sans chauffage de l’institution. Leurs enseignants éviteront soigneusement de les soutenir ou de les conseiller, sauf en les adjurant d’abandonner ce « médium » dépassé. De plus, alors que les femmes représentent  70% des étudiants, aucune œuvre de créatrice féminine n’est au programme. Ce qui conduira les jeunes femmes à effectuer des recherches et à présenter un important travail à ce sujet.

Machisme, intolérance ont la part belle dans cette institution. Les deux jeunes femmes finiront par abandonner leur rêve, seul Luc poursuivra sa quête acharnée…Vingt ans plus tard, quand la mode aura changée, que les « installations » et différentes compositions au néon auront saturé les galeries d’art, on appréciera enfin les tableaux de Luc, mais sera t il encore temps?

Ce livre court (172 pages) pourra intéresser les amateurs de peinture, mais aussi tout ceux qui se méfient des diktats de la mode. Il met en valeur le courage, l’acharnement des artistes à contre courant de leur temps.

 

Roman « Sémi », de Aki SHIMAZAKI

« Sémi » de Aki SHIMAZAKI – Editions Actes Sud – Mai 2021 – 150 pages – 15 €

Par Patricia Laurentin, le 8 juin 2021

Au Japon, dans une maison de retraite, ils se sont installés. L’épouse, Fujiko, est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Un matin, Fujiko ne reconnaît plus son mari. Elle demande qu’on installe un paravent pour séparer la chambre en deux : on ne dort pas avec un inconnu ! Si la maladie a effacé la logique de la mémoire de cette vieille dame, des bribes de souvenirs reviennent de façon désordonnée, au grand dam de son mari, narrateur de l’histoire, qui découvre quelques vérités dérangeantes.

Lire la suite

Roman « Les enfants sont rois » par Delphine de Vigan

Delphine de VIGAN – « Les enfants sont rois » – Ed. Gallimard – Février 2021 – 347 pages – 20 €

(par Patricia Laurentin, le 1er Juin 2021)

« Et puis dans un sourire épanoui, rassurant, Mélanie, maman de Kimmy et Sammy, concluait « Vous savez, chez nous, les enfants sont rois ». Mais quel est le royaume de ces deux enfants de 6 et 8 ans ?  C’est le monde des videos dont ils sont les acteurs filmés par leur mère, c’est le monde des réseaux sociaux qui les accueillent. « Acheter, déballer, manger sont les principales activités de ces enfants ». Est-ce le bonheur de ces petits rois ? On ne sait pas, mais on sait qu’ils font la joie de leur mère et surtout des sponsors plus ou moins bien dissimulés, sans oublier les millions de fans qui les aiment et le leur disent.

Puis un jour Kimmy, agée de 6 ans, disparaît. C’est le grain de sable de la belle histoire. Delphine de Vigan va nous emmener dans un  suspense qui n’a rien de virtuel. Vont alors se superposer le monde « féérique » de cette téléréalité  addictive soit-disant pleine d’amour ,  et le monde réel d’une petite fille en danger. Ce livre est une enquête policière captivante, mais aussi une réflexion bien documentée sur la dérive des nouveaux moyens de communication.