TEREBENTINE

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Par Sylviane HOUVERT

Carole FIVES nous relate l’expérience de trois jeunes étudiants ( deux filles et un garçon) aux Beaux Arts de Lille dans les années 2000.

Malgré la réprobation et les brimades de l’ensemble de l’institution et de leurs condisciples, ils ont choisi d’exercer la peinture, ce qui leur vaut ce surnom péjoratif de TEREBENTINE. On ira jusqu’à repousser leur atelier dans les caves sans chauffage de l’institution. Leurs enseignants éviteront soigneusement de les soutenir ou de les conseiller, sauf en les adjurant d’abandonner ce “médium” dépassé. De plus, alors que les femmes représentent  70% des étudiants, aucune œuvre de créatrice féminine n’est au programme. Ce qui conduira les jeunes femmes à effectuer des recherches et à présenter un important travail à ce sujet.

Machisme, intolérance ont la part belle dans cette institution. Les deux jeunes femmes finiront par abandonner leur rêve, seul Luc poursuivra sa quête acharnée…Vingt ans plus tard, quand la mode aura changée, que les “installations” et différentes compositions au néon auront saturé les galeries d’art, on appréciera enfin les tableaux de Luc, mais sera t il encore temps?

Ce livre court (172 pages) pourra intéresser les amateurs de peinture, mais aussi tout ceux qui se méfient des diktats de la mode. Il met en valeur le courage, l’acharnement des artistes à contre courant de leur temps.

 

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