Nos Rencontres Littéraires en cet automne naissant

Total visites 137 , dont aujourd'hui 2 

NOS RENCONTRES LITTERAIRES
EN CET AUTOMNE NAISSANT

Entrez avec nous dans des lectures de l’été et de la rentrée !

Lectrices et lecteurs assidus, que vous soyez bénévole ou pas de Culture et Bibliothèque Pour Tous du Département de l’Hérault (CBPT 34), la rentrée stimule en nous le souhait de découvrir de nouveaux romans ou de nouveaux essais. Qu’à cela ne tienne ! Voici un petit résumé de notre réunion de Rencontres Littéraires du 17 octobre, sur la thématique « Les lectures de l’été et de la rentrée ».

Toutefois, auparavant, soyons pragmatiques, et commençons par quelques infos utiles :

Notre prochaine réunion Rencontres Littéraires du lundi 12 décembre, dédiée aux Prix Littéraires (et/ou œuvres sélectionnées), aura lieu à partir de 14h00 à la Bibliothèque de Saint-Gély du Fesc. Annie Le Jenter, bénévole responsable de cette grande bibliothèque, et son équipe nous y accueilleront. Et nous les en remercions vivement.

Enfin, Culture et Bibliothèque Pour Tous souhaite exprimer notre souhait d’intégrer de nouvelles / nouveaux bénévoles.

Par avance, bienvenue à celles et ceux qui aiment lire,
et qui souhaitent partager avec autrui le meilleur qu’ils en retirent.

* * * * * * * * * * * * * * *

UNE INTRODUCTION QUI PROMET DE NOUVELLES BELLES RENCONTRES LITTERAIRES

Denise Delterme est l’animatrice de ces Rencontres Littéraires génératrices d’envies de lire, de découvrir des auteurs ou de continuer à explorer l’univers de celles et ceux qui nous ont déjà enchantés.

En introduction, Denise nous annonce que nous tournerons notre regard vers :

                                        

 

 Franck BOUYSSE, qui vient de publier « L’homme peuplé » (Editions Albin Michel).
Bon à savoir : cet auteur a déjà publié 15 romans… qui ne sont pas passés inaperçus puisque, vous le verrez, quelques-uns d’entre eux ont remporté des Prix, qui donnent une petite idée de l’étendue de son talent.

 Lola LAFON, avec la parution, en août 2022, de « Quand tu écouteras la chanson », où s’entrelacent :
– Le destin de Lola Lafon, enfant franco-roumaine dont la famille fuit la dictature de
Ceausescu, et dont l’exil l’emmènera en France, à l’âge de 12 ans.
– et le destin d’Anne Franck, que Lola Lafon admire. Le Journal autobiographique
d’Anne, la seule œuvre qu’elle a eu le temps de réaliser, montre qu’elle était une véritable autrice littéraire.
On évoquera aussi les nombreux prix que Lola Lafon a remportés pour la qualité de
son écriture.

 

* * * * * * * * * * * * * * *

1) Mireille Valcarcel, bénévole responsable de la Bibliothèque de Saint-Georges d’Orques, nous présente « L’homme peuplé », de l’auteur Franck Bouysse (Edition Albin Michel)

 Mireille commence par nous présenter quelques éléments biographiques de l’écrivain, révélateurs de l’univers qui anime cet auteur.
Franck Bouysse est né en 1965, à Brive-la-Gaillarde, dans une famille aisée et ouverte à la culture, avec un père ingénieur agronome et une mère institutrice. La ferme familiale chaleureuse abritera son enfance et son adolescence. Passionné par la nature, il passera un BTS d’horticulture puis il enseignera la biologie dans un lycée technique, à Limoges. La campagne, les paysages, la vie de la nature sont omniprésents dans sa vie, et pêcher ou braconner, il connaît ! Le terroir de la Corrèze est pour lui une source d’inspiration inépuisable.

A ce jour, Franck Bouysse a publié une quinzaine de romans. Et les Prix ne manquent pas :
Pour « Grossir le ciel » : Prix Polar Michel-Lebrun ; Prix Polars Pourpres ; Prix sud-ouest du polar ; Prix SNCF
du polar.
Pour « Glaise » :  Prix littéraire international des libraires francophones.
Pour « Né d’aucune femme » : Prix des libraires ; Grand Prix des Lectrices ELLE.
Pour « Buveurs de vent »:  Prix Giono

Mireille nous précise que son inventivité est inépuisable. Ainsi, il vient d’écrire le scenario d’une bande dessinée « Eté brûlant », qui sera publiée le mois prochain.

Puis Mireille nous lit quelques extraits qu’elle a choisis, empreints de poésie.

En conclusion, Mireille :
– Rend hommage à l’éloge de la vie de tous les jours qui émane de ces écrits,
Souligne la beauté d’une écriture virtuose ensorcelée, ensorcelante, d’une plume inimitable qui donne à percevoir confusément, pêle-mêle, une atmosphère noire, une juxtaposition de souvenirs, de présences et de mystères métaphysiques.
Le suspens qui habite “L’homme peuplé” nous séduit, et nous donne vraiment envie de nous plonger dans ce « thriller rural », qui, par sa poésie, va bien au-delà de tout classement réducteur !

* * * * * * * * * * * * * * *

2) Denise Delterme, bénévole à la bibliothèque CBPT de l’hôpital Saint-Roch, et animatrice des Rencontres Littéraires, nous présente « Quand tu écouteras cette chanson », de l’auteure Lola Lafon (Editions Stock)

 Denise commence par nous demander si nous avons vu ou pas l’interview de Lola Lafon, le 7 septembre dernier, sur France 5, dans « La grande librairie ». Agrrr, non, pour une majorité d’entre nous. Qu’à cela ne tienne, cette émission bénéficie de rediffusions !

Puis Denise nous donne le « fil conducteur » de cet ouvrage. Dans « Quand tu écouteras cette chanson », Lola Lafon entremêle sa propre histoire et celle d’Anne Franck, à qui elle rend un grand hommage, en reconnaissant à la fois la qualité littéraire de son Journal, et la subtilité de sa transmission de la mémoire de l’indicible, pendant la 2ème guerre mondiale.

Lola Lafon est allée à Amsterdam, et elle a passé une nuit entière dans la maison (devenue musée) où l’adolescente Anne Franck a vécu pendant plus de deux ans, recluse avec sa famille pour échapper à la déportation. Lola nous raconte cette nuit de veille, et combien le destin d’Anne Franck est en résonnance avec l’histoire de sa propre famille, où plusieurs de ses ascendants sont décédés à Auschwitz.

A propos de mémoire : Denise nous raconte un moment émouvant vécu par Lola Lafon. Sa grand-mère maternelle, survivante de la Shoah, lui a un jour offert une médaille dorée, avec le portrait d’Anne Frank, et l’inscription « N’oublie jamais ! »

Le Journal d’Anne Franck est un puissant anti-oubli. Il permet aux générations « baby boomers » nées après la guerre, et aux jeunes générations suivantes, de ne jamais oublier le pire déployé par le nazisme, et de garder les yeux ouverts sur les risques de résurgence de l’antisémitisme.

Lola Lafon, née en 1974, a pris le relais. Elle a rencontré des témoins qui ont connu Anne Franck et sa famille. Elle a enrichi son essai de très beaux extraits du Journal d’Anne. Avec « Quand tu écouteras cette chanson », elle lutte pour la transmission de la valeur fondamentale du respect de la vie, et la reconnaissance du talent littéraire de son alter ego.

En conclusion, Denise évoque l’écriture de Lola Lafont, qu’elle décrit sobre et efficace.

Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait recueilli beaucoup de Prix, et plein de nominations.
Prix obtenus par Lola Lafon :
Pour « Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce » :
 Prix Coup de Cœur de la 25e heure au salon du Livre du Mans

Pour « La Petite Communiste qui ne souriait jamais » :
 Prix de La Closerie des Lilas,
 Grand prix de l’héroïne Madame Figaro,
 prix littéraire d’Arcachon,
 … et d’autres Prix encore.

Pour « Chavirer » :
 Lauréate du prix Landerneau des lecteurs
 Lauréate du prix du roman des étudiants France-Culture Télérama

* * * * * * * * * * * * * * *

Lectrices, lecteurs, nous sommes heureux d’avoir partagé avec vous la beauté de ces ouvrages de grande qualité. Bonnes lectures à vous. Au fil des pages, vous découvrirez et /ou redécouvrirez l’univers d’Anne Franck, de Lola Lafon et de Franck Bouysse.

* * * * * * * * * * * * * * *

Quelques infos complémentaires : 

=> Pour notre prochaine réunion du lundi 12 décembre, dédiée aux Prix Littéraires, bienvenue à la participation de davantage de bénévoles de Culture et Bibliothèque Pour Tous, quel que soit leur statut (bénévoles responsables de bibliothèques ou pas, stagiaires en formation). Entendre lire à haute voix des extraits d’œuvres de qualité dynamise la grande équipe que nous formons.

=> Culture et Bibliothèque Pour Tous 34 a bien sûr enrichi ses rayons, avec « L’homme peuplé », de Franck Bouysse, et avec « Quand tu écouteras la chanson », de Lola Lafon.

Futurs bénévoles, les livres font partie de votre vie ?
Alors rendez-vous dans une de nos bibliothèques
dont vous trouverez la liste exhaustive sur notre présent site internet.

Vous pouvez aussi nous joindre en nous envoyant un texto à l’adresse :
secretariat.cdmpl@gmail.com
ou en nous téléphonant au 06 21 80 49 21

Récit “Une sortie honorable” d’Eric Vuillard

Total visites 825 , dont aujourd'hui 1 

“Une sortie honorable”, d’Eric Vuillard

 ÉDITEUR : Actes Sud collection  « Un endroit où aller »

 

Éric Vuillard, né le 4 mai 1968 à Lyon, est un écrivain, cinéaste et scénariste français, ayant remporté le prix Goncourt en 2017 avec Son récit intitulé L’Ordre du jour  qui relate plusieurs épisodes des prémices et du début du Troisième Reich.

Il est invité de «10 jours en mai», le samedi 21 mai 2022 à Montpellier.

“Une sortie honorable”  est le récit documenté d’un épisode sans gloire de l’histoire coloniale française. Il est constitué d’une succession de portraits et de situations plus ou moins connectées mais faisant part du même événement historique : les quatre dernières années de la guerre d’Indochine (la guerre a duré de 1946 à 1954).

Avec une précision, une efficacité un rien brutale et un humour ironique, l’auteur met en pleine lumière les mécanismes de l’ombre, les tractations dans des salons feutrés qui décident de l’histoire tandis que des hommes triment et sont maltraités (coolies employés des plantations et mines) et que des soldats (originaires des colonies françaises en l’occurrence), meurent pour permettre à d’autres de s’enrichir.

On peut distinguer quatre parties dans ce roman (ou récit) :

En une sorte de préambule rapide non dénués d’humour grinçant (un chapitre de 10 pages sur les 200 que compte le roman) Éric Vuillard pose, via deux faits datés de 1923 et 1928 les conditions dans lesquelles la colonisation de l’Indochine est acceptée et vécue par le Français (touriste et/ou industriel).

Le sujet de la fin de la guerre commence réellement avec la séance de l’Assemblée Nationale présidée par Edouard Herriot du 19 octobre 1950, dix jours après la défaite de Cao Bang et la décision de ne pas négocier et donc de prolonger la guerre qui se terminera quatre ans plus tard.

Puis vient la description de cette fin de guerre pour les militaires.
Le Général de Lattre de Tassigny qui part défendre la guerre d’Indochine et demander de l’aide, entre autre aux Etats-Unis,  le Général Henri Navarre commandant en chef des forces françaises en Indochine chargé en 1953 de trouver une sortie honorable et dont l’entêtement mènera à la cuisante défaite de Diên Biên Phu …

Et lorsque à la fin l’auteur nous ouvre les portes du conseil d’administration de la Banque de l’Indochine, on est sidérés par tant de cynisme car la banque a gagné énormément d’argent tandis que tombaient les soldats dans cette guerre inutile. Sans parler du microcosme élitiste que forment les hommes d’affaires : la description des généalogies et liens est un bijou d’ironie réaliste.

Le style de Éric Vuillard est époustouflant, les mots sont précis, concis, percutants mais peut aussi quelque fois s’étirer en phrases de trois pages avec la même intensité ! P 142.

L’ironie y est sobre et efficace.

L’intrication des intérêts économiques et des enjeux militaires est décortiquée avec un incroyable souci d’exactitude sans que pour autant le récit se perde dans des détails superflus.

Une sortie honorable est un livre que l’on a envie de relire, pour comprendre comment l’écrivain réussit si bien à relater des faits, nous laisser entrevoir et imaginer les émotions et sentiments des protagonistes de ces événements. et décrire en peu de mots la marche du monde et les intérêts qui construisent l’Histoire.

Rencontres du 16 mai 2022 : “la Comédie du livre à MPL – 10 jours en Mai”

Total visites 2,449 , dont aujourd'hui 1 

NDLR : LISEZ VITE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD : LA COMEDIE DU LIVRE FERME SES PORTES LE 22 MAI PROCHAIN

 

Le compte rendu de la rencontre autour des livres du 16 mai, rédigé par Maryvonne Sendra, qui figure ci-dessous vous présente plusieurs auteurs que vous pourrez rencontrer ….

220518 Rencontres d’un lundi au soleil

 

 

Roman “Premier sang” , de Amélie Nothomb

Total visites 5,289 , dont aujourd'hui 1 

Roman “Premier sang”, d’ Amélie NOTHOMB 

Albin Michel – 2021

Analyse par Marie-Hélène GLEN le 6 décembre 2021

 

Fabienne Claire NOTHOMB, connue sous le nom de plume d’Amélie NOTHOMB est née en 1966 à Etterbeek dans la région de Bruxelles.

Jeune, elle a beaucoup voyagé car son père, Patrick Nothomb a occupé des postes de diplomate au Japon, en Chine, à New York, en Asie du Sud-est. A 17 ans elle revient en Europe où elle a fait des études de philologie à l’Université libre de Bruxelles. Elle obtient l’agrégation et envisage un moment une carrière d’enseignante. Mais une fois ses études terminées, elle retourne au Japon où elle devient interprète dans une entreprise. Elle commence alors à écrire.  Son premier roman HYGIENE DE L’ASSASSIN est  publié en 1992. Depuis elle n’a jamais cessé d’écrire.

« PREMIER SANG » est son trente-deuxième roman,  paru, chez Albin Michel en Aout 2021 (180 pages). Il a reçu le PRIX RENAUDOT 2021.

C’est sa dixième distinction littéraire (en France ou en Belgique). Elle a notamment remporté :

  • Le Prix René-Fallet en 1993 pour HYGIENE DE L’ASSASSIN
  • Le Grand prix du roman de l’Académie Française en 1999 pour  STUPEUR ET TREMBLEMENTS

UN CONTE AUTOBIOGRAPHIQUE

Ce livre est un roman biographique dans lequel l’auteure, s’est glissée dans la peau de son père pour raconter sa vie.

C’est un hommage à Patrick NOTHOMB, décédé en 2020 aux premiers jours du confinement et à qui elle n’a pas pu dire adieu.

Elle a choisi de le faire parler de la période de sa vie qui se situe avant sa propre naissance. Au moment où se déroulent les faits, ce n’est donc pas son [encore] son père. Elle a un regard tendre sur ce jeune garçon puis l’adolescent et le jeune adulte qu’il va devenir.

Le roman commence par une citation de Sacha Guitry : « Mon père est un grand enfant que j’ai eu quand j’étais tout petit ». Le ton est donné.

Malgré la perte récente de son père, le ton n’est pas triste. L’auteure prête au narrateur, une  certaine autodérision, un regard amusé sur sa vie et même sur les épisodes les plus difficiles. L’histoire est racontée avec légèreté et humour, elle en devient même fantasque par moments.

UN EVENEMENT TERRIBLE ET TOUTE UNE VIE QUI DEFILE

Le 1er chapitre est très court (3 pages).

C’est une entrée en matière est fracassante. Les faits se déroulent au Congo, Patrick Nothomb 28 ans, est devant un peloton d’exécution.

Extrait  1 (p 9) :               «Il y a une vingtaine ….  me taire »      &           « Il est midi … pas maintenant »

Cet épisode (tragique, car certains y ont laissé la vie) relate la plus grande prise d’otage du 20ème siècle, qui démarra le 5 Aout 1964 à Stanleyville au Congo et se termina le 24 Novembre par une intervention militaire musclée. Des rebelles avaient retenu en otage plus de 1600 personnes dont 525 belges. Pendant plusieurs mois un  jeune consul, Patrick Nothomb,  dû négocier avec les preneurs d’otage.

A partir du second chapitre, Patrick Nothomb s’évade et replonge dans son passé.

DE LA NECESSITE DE S’ADAPTER

Plus de la moitié du livre est consacrée à son enfance comme pour nous dire que ces moments-là constituent les fondations de sa vie.

Ses premiers souvenirs remontent à l’âge de six ans. Il n’a pas connu son père, mort prématurément. Sa mère brille par son absence. Il est élevé par ses grands-parents maternels  et sa grand-mère le couve :

Extrait  2 (p 16) :             « Me confierais tu  … que je me croyais beau »

Mais son grand-père, un général en retraite, n’entend pas laisser son petit-fils s’amollir de la sorte. D’autant qu’à l’école maternelle il est dans une classe de filles où il apprend à sauter à la corde et à jouer à la poupée. La décision que prend alors son grand-père va littéralement changer sa vie.

Extrait  3 (p 32) :             « Il fallut au moins  …  imminente»

Le grand-père Nothomb est un baron, un châtelain désargenté qui se veut poète qui a une façon toute particulière d’élever ses enfants.

Extrait  4 (p 43) :             « une tornade  …  écrire»

Patrick sympathise alors avec Charles son oncle qui a 6 ans tout  comme lui  et il comprend ce que peuvent endurer les enfants dans cette maison.

Extrait  5 (p 48) :             « Pourquoi seuls les grands  …  tu survivras»

Paradoxalement, la vie chez ce grand-père poète va s’avérer bien plus dure que chez le général.  Il est aussi séduit qu’épouvanté. Mais paradoxalement, Patrick va adorer venir là car il y retrouve les autres enfants qui font face dans l’adversité. Patrick, passera toutes ses vacances scolaires dans les Ardennes et pour rien au monde il n’y aurait renoncé. C’est pendant cette période de sa vie qu’il comprend qu’il faut  S’ADAPTER .

NE PAS SOUS-ESTIMER LA RAGE DE SURVIVRE (4ème de couverture)

Dans la dernière partie du livre, nous voilà à nouveau plongés dans l’enfer de cette prise d’otages.

Epoque troublée de la fin du colonialisme où l’ironie met en place au Congo le plus jeune et le  plus anticolonialiste des diplomates pour négocier la libération des otages.

Extrait  8 (p 159) :           « quatre mois  …  désirs»

 Quand le temps est compté on apprend vite et on fait appel  à des ressources insoupçonnées. Mais aucun doute que le passé de Patrick Nothomb, ses séjours dans ce château des Ardennes, aura fait de lui l’homme lucide et solide qu’il aura fallu être pour surmonter un tel événement.

MON OPINION PERSONNELLE

Un style moins tarabiscoté que dans certains de ses autres romans. Sans doute parce qu’il est plus personnel encore que si elle avait parlé d’elle-même.

Un livre très abordable qui peut séduire tous les publics. A proposer en milieu hospitalier de par son volume (petit livre rapidement lu).

Un livre apaisant, rafraichissant que j’ai eu du plaisir à lire et qui est un très bel hommage à son papa.

 

 

 

“Contes et Légendes de l’oiseau”, de Michel Bournaud (Ed. Hesse)

Total visites 3,205 , dont aujourd'hui 2 

Analyse par Sophie Courtier, le 5/04/22

Dans cet ouvrage, Michel Bournaud nous propose un grand choix d’histoires, allant de contes familiers, issus du folklore français, à des épopées lyriques recueillies à travers le vaste monde (Liban, Amérique du Sud, Amérique du Nord, Europe, Philippines, Japon, Inde, Russie, Lettonie, Kabylie, Madagascar, Pays de Galles, Sibérie).

Divisé en 7 chapitres : “Aux premiers temps du monde”, “Des oiseaux malins”, “De la truculence”, “Les oiseaux de la justice”, “Les oiseaux de la justice”, “Les oiseaux de la sagesse”, “Magie et métamorphoses”, et “Les royaumes du ciel”, les histoires sont courtes, faciles à comprendre et font sourire.

On y retrouve toutes sortes d’oiseaux, l’aigle, le roitelet, le corbeau, le hibou, la huppe et le cygne, le condor, la grue blanche.

Ouvrage très accessible pour toutes sortes de public qui veut se détendre…