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Léa et Hugo DOMENACH « Les murs blancs » Ed. Grasset – Février 2021 – 307 pages – 20 €.
15 /06/2021 par Patricia Laurentin.
Ce livre raconte l’expérience tentée, au début du XXème siècle, par une équipe de cinq intellectuels qui ont voulu mettre en pratique l’idéal philosophique d’ Emmanuel Mounier qui fut à l’origine du mouvement « le Personnalisme », et le créateur de la revue « Esprit ».
Les familles de ces cinq intellectuels se sont installées dans des appartements aménagés à Chatenay-Malabry dans une même propriété appelée « Les murs blancs ». Le cadre est magnifique : un grand parc avec de beaux arbres pour que leurs enfants puissent jouer sans contraintes, et surtout une salle de réunion commune pour les discussions ou pour les conférences des invités extérieurs
Tout semble bien organisé … sauf la vie quotidienne ! Le bel idéal communautaire se heurte aux susceptibilités de chacun. Point de discours philosophiques dans ce livre, mais un récit historique précis pour garder la mémoire de cette expérience.
Les auteurs de ce livre sont les petits-enfants de Jean-Marie Domenach, l’un des cinq philosophes installés aux « Murs Blancs ».
Au Japon, dans une maison de retraite, ils se sont installés. L’épouse, Fujiko, est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Un matin, Fujiko ne reconnaît plus son mari. Elle demande qu’on installe un paravent pour séparer la chambre en deux : on ne dort pas avec un inconnu ! Si la maladie a effacé la logique de la mémoire de cette vieille dame, des bribes de souvenirs reviennent de façon désordonnée, au grand dam de son mari, narrateur de l’histoire, qui découvre quelques vérités dérangeantes.

beau roman d’aventures : deux jeunes américains sont partis pour un voyage en canoë dans le grand nord canadien. Ils sont jeunes, bien entraînés, partagent une belle amitié, bref, tout va bien … mais le drame les rattrape, un gigantesque incendie les talonne, et ils croisent quelques personnages très dangereux. L’auteur lui-même aventurier habitué aux grands espaces nous livre de magnifiques descriptions de la nature sauvage, des parties de pêche à la mouche dignes de Et au milieu coule une rivière, et une construction au cordeau, un suspense parfaitement maîtrisé. Ce roman nous tient en haleine jusqu’à la dernière ligne et on le referme avec des images plein la tête.