Roman « Je suis Romane Monnier » de Delphine de Vigan

Roman  « Je suis Romane Monnier », de  Delphine de VIGAN –  (Gallimard, janvier 2026, 336 pages)
par Mireille Valcarcel (BPT St Georges d’Orques) le 12 février 2026 –

L’auteur

Delphine de Vigan est une romancière française née à Paris en 1966.
Elle saute plusieurs classes lors de son parcours scolaire et obtient son baccalauréat en 1983, puis en 1986 un diplôme universitaire technologique en information-communication. Après deux années de prépa à Paris, elle passe le concours de Normale Sup alors qu’elle souffre d’anorexie, elle est néanmoins sous-admissible. Elle est ensuite hospitalisée pendant six mois.
Après cinq ans de travail dans une société d’études, elle reprend ses études avec une licence et une maîtrise en communication et ressources humaines, puis est directrice d’études dans un institut de sondages à partir du milieu des années 1990. 
Elle vit de sa plume depuis 2007. Elle a reçu de nombreux prix, notamment le Prix des Libraires en 2009 pour « No et Moi », adapté au cinéma en novembre 2010. En 2011, elle obtient le prix du roman Fnac, le Prix Roman France Télévisions et le Prix Renaudot des Lycéens pour « Rien ne s’oppose à la nuit« . En 2015, elle a publié un nouveau roman « D’après une histoire vraie » couronné par le Prix Renaudot et le Prix Goncourt des Lycéens.
Suivront : Les loyautés en 2018, Les gratitudes en 2019 et Les enfants sont rois en 2021

Le livre
Son dernier livre explore la thématique des traces numériques et de la disparition à travers l’histoire de Thomas à qui, après un échange fortuit lors d’une soirée dans un bar, une inconnue laisse son smartphone. Elle lui fera parvenir son téléphone mais ne récupérera pas le sien tout en lui laissant ses codes.
Pourquoi Romane Monnier a-t-elle laissé son portable à un inconnu avant de disparaitre ? Pour le comprendre, Thomas, père célibataire d’âge mûr et gérant d’une boutique de reprographie, va fouiller le téléphone et se lancer dans une enquête qui fera écho à son propre passé. Le téléphone de la jeune femme, véritable archive intime, est rempli de messages, photos, notes, enregistrements de conversations et applications de réseaux sociaux.

Avis
A travers ce récit intimiste, où nous suivons Thomas en empathie, Delphine De Vigan sonde avec acuité les fragilités et les pratiques de notre société, interrogeant ici le rôle du monde virtuel, espace de relation et en même temps d’aliénation.
Un roman qui aborde notre addiction aux portables, mais aussi la recherche de vérité et d’identité.

Télérama :

«L’histoire d’un lien singulier qui se noue entre deux inconnus, d’une reconnaissance réciproque, d’une fraternité impalpable. Du moins est-ce là une des façons possibles de récapituler ce beau roman, sensible et inquiet comme le sont souvent les fictions de l’autrice, qui fait montre ici d’autant de délicatesse dans l’art du portrait que de grande acuité dans le tableau critique — mais jamais acrimonieux — de nos vies à l’ère numérique.»

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