A mon tour d’alimenter la rubrique “Mes lectures de confinement”

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Voici une petite sélection des romans qui m’ont le plus marquée depuis quelques mois.

Le colibri, de Sandro Veronesi : Très beau roman, construction virtuose. Deuxième prix Strega (le Goncourt italien) pour son auteur, le premier était Chaos calme.  Devinette : Le héros est médecin, quelle est sa spécialité ?

Le colibri par Veronesi

Le Train des enfants, de Viola Ardone : Juste après la deuxième guerre mondiale, le parti communiste italien monte une action pour envoyer des enfants misérables du sud de l’Italie dans des familles du Nord. Le narrateur a 9 ans quand il est envoyé dans une famille d’Emilie Romagne, où il est traité comme un fils. Intelligent, doué pour le violon, séjour de rêve. Le retour chez une mère qu’il aime mais qui est dure, enfermée dans son orgueil, lui devient insupportable et il s’enfuit. Devenu un violoniste reconnu, il fait le point lors du décès de sa mère, sur sa vie déchirée entre deux familles. Très émouvant.

Oyana, de Eric Plamondon : Oyana, jeune fille basque, est entraînée un peu par hasard dans un attentat de l’ETA qui tourne mal dans les années 90. Elle doit s’exiler d’abord au Mexique, où elle tombe amoureuse d’un québécois qu’elle suit à Montréal. En 2016 l’Eta rend les armes et elle décide de rentrer en France. Le roman est une longue lettre à son mari, écrit pendant ce road movie le long du Saint Laurent, puis en France (Bordeaux et le Pays Basque), où elle va se retrouver dramatiquement replongée dans son passé.

La Familia grande, de Camille Kouchner : tout le monde connaît le sujet dramatique de ce roman, mais c’est aussi une belle découverte littéraire. A la fois choquant et très émouvant.

Des diables et des saints, Jean-Baptiste Andrea : un jeune ado dont la famille disparaît dans un accident d’aviation est envoyé dans un orphelinat tenu par un jésuite hyper-radical au fin fond d’une vallée pyrénéenne. La vie y est très dure, les sanctions parfois inhumaines, mais le jeune garçon y apprend la fraternité, la résistance à l’injustice, la résilience, et y découvre l’amour. Devenu un pianiste reconnu (très belles pages sur la musique), le vieil homme joue sur les pianos de gare et d’aéroport et raconte. Lisez-le, c’est un beau roman.

C’est tout pour aujourd’hui ! Mes amitiés à tout le monde.

1 réflexion au sujet de « A mon tour d’alimenter la rubrique “Mes lectures de confinement” »

  1. Je lirai certainement le livre de Eric Plamondon, car j’ai beaucoup apprécié son livre précédent intitulé “Taqawan”. C’est un roman qui nous fait comprendre les problèmes politiques du Québec, du Canada, tout en mettant en scène leurs relations avec la population indienne. Passionnant !
    Ce que tu dis sur le livre de Camille Kouchner est intéressant : c’est “aussi” une oeuvre littéraire ! A acheter pour une bibliothèque, car les lecteurs ont envie de lire cette histoire … sans avoir forcément envie de l’acheter !
    Le livre sur le train italien des enfants fera aussi partie de mes lectures…
    Merci pour tes critiques de qualité.

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