La « COMEDIE DU LIVRE » 2026 : On vous dit tout sur nos découvertes !

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La Comédie du Livre, cet événement littéraire dont la ville de Montpellier peut être fière, s’est tenue du 15 au 24 mai.

Venez, on vous dit TOUT SUR NOS DECOUVERTES ! 

Site internet :
https://www.10joursenmai.fr

En ce 1er jour de juin, nous sommes quelques bénévoles de CBPTCulture et Bibliothèques Pour Tous de l’Hérault à nous réunir pour une nouvelle séance de nos Rencontres autour des livres.

Notre thème fédérateur ?

  • La Comédie du Livre, nos rencontres d’auteurs lors de leurs interventions (conférences, animations, interviews),
  • Nos emballements pour des découvertes d’ouvrages de nouveaux romanciers,
  • Notre attachement à des créateurs confirmés

Les bénévoles de CBPTCulture et Bibliothèques Pour Tous vous proposent un partage de leurs coups de cœurs.

Denise DELTERME, bénévole à la bibliothèque CBPT de la Clinique Saint Roch, et coorganisatrice de ces réunions de Rencontres autour des livres, et Myriam JULLIEN, bénévole coresponsable de la magnifique bibliothèque CBPT de Saint Gély du Fesc, nous accueillent et nous souhaitent la bienvenue.

Denise :
Brigitte MANGO, coorganisatrice avec moi de ces réunions qui éclairent nos agendas, n’a pas pu venir aujourd’hui. Nous lui souhaitons un excellent rétablissement, et nous aurons beaucoup de joie à bientôt partager de nouveau avec elle notre amour de la littérature.

En préambule, Denise plante le décor de cette 41ème Comédie du Livre :

Toutes celles d’entre nous qui y sont allées ont pu le constater :
Cette Comédie du Livre cumule les atouts :

  • Diversité des invités, français ou étrangers, confirmés ou récemment révélés
  • Diversité des lieux. Tous les énumérer serait fastidieux, mais citons, pour la beauté de leur architecture, l’hôtel d’Aurès et l’hôtel de Lunas.

                   
L’hôtel d’Aurès du XVIIIème siècle                       Hôtel de Lunas, du XVIème siècle

  • Diversité des thèmes traités qui vont
    => de l’imaginaire qui guide les créations
    => à l’environnement et le nécessaire respect de notre planète,
    => en passant par des analyses des liens humains

Les livres qui vont nous être présentés vont illustrer cette belle variété.

LE FESTIVAL DES PRESENTATIONS EST OUVERT !

Présentation par : Chantal BEL, bénévole à la bibliothèque CBPT de Grabels
Autrice : Carys DAVIES
Roman : « Eclaircies »
Editeur : Quai Voltaire EDS

    Carys DAVIES

Chantal nous présente l’autrice, qui en est à son 3ème roman. Les deux premiers, « West » et « Le voyage de Hilary Bird » ont été récompensés par des prix. Quant à « Eclaircies », il a déjà été traduit en huit langues.

Chantal nous dépeint l’univers isolé d’une île au nord de l’Ecosse, au XIXème siècle.

En ces lieux solitaires se rencontrent deux hommes : l’un est le dernier habitant de l’île L’autre a une mission : faire partir cet occupant, et libérer ainsi des terres de pâturage dédiées aux moutons. Les deux hommes ne parlent pas la même langue, tant le langage est alors régionalisé. Cela ne les empêchera pas de trouver un terrain d’entente, de faire une vraie rencontre, et même de ressentir une attirance.

Je ne vous en dis pas plus, précise Chantal. Lisez ces « Eclaircies ». Vous verrez, Carys Davies décrit aussi très bien la nature, et combien elle est généreuse.

Chantal, nous attendons ta publication de cette évaluation d’Eclaircies,
à laquelle tu joindras deux « zooms » :

  • L’un pour la journaliste et écrivaine iranienne Fariba Hachtroudi
  • L’autre pour Catherine Dufour, romancière et nouvelliste
    qui a déjà eu le Grand prix de l’imaginaire

            

Présentation par : Catherine JORGENSSEN, bénévole à la bibliothèque CBPT de Saint Clément de Rivière
Auteur : Jon Kalman STEFANSSON
Roman : « Corps célestes à la lisière du monde »
Editeur : Christian Bourgeois


Jon Kalman STEFANSSON

 Catherine et la totalité du public présent à la conférence de JK Stefansson ont beaucoup apprécié l’intervention de cet écrivain.

Catherine :
Pour vous donner une idée de la subtilité de Jon Kalman Stefansson, il a par exemple affirmé « Le livre est supérieur à l’auteur », et il précise : « Ma plume est plus avisée que moi ; elle part toute seule, et c’est moi qui suis ».

Cet écrivain Islandais qui s’était fait connaître avec « Mon sous-marin jaune » récidive avec ses « Corps célestes à la lisière du monde ». Quel beau titre ! Oui, la poésie est magnifiquement présente sous la plume de Stefansson, nous confie Catherine.

Elle nous fait pénétrer dans ce roman qui raconte un événement historique datant du XVIème siècle avec une terrible guerre de pêcheurs, où se mêlent : violence, réalisme, une atmosphère, une mise à distance des faits, une perception d’une certaine fatalité, une tragédie sans libre-arbitre. Mais quand même, conclut Catherine, une belle histoire d’amour se déroule, et quand Stefansson a lu un extrait, la salle a frissonné.

=> Catherine, on attend ta publication sur notre site,
et on a d’ores et déjà très envie de partir
à la découverte de ces Corps célestes à la lisière du monde 

           

A propos de l’écriture poétique de Jon Kalman STEFANSSON :

  • Mireille VACARCEL, bénévole responsable de la bibliothèque CBPT de Saint Georges d’Orques, nous lit un passage sublime de son roman « D’ailleurs, les poissons n’ont pas de pieds». Le voici :

“L’Histoire de l’homme, de l’humanité tout entière a depuis lors consisté plus ou moins clairement à trouver l’amour, à le goûter, à le haïr, à le désirer, à le fuir, même si c’est sans espoir car cette fuite nous rend amers, nous désespère, nous transforme en pauvres types qui boivent, en vagabonds éternels, en suicidés.

La réponse que Dieu a trouvée à la mort. La flamme qui réchauffe les mains, réduit les vies en cendres, ce cadeau qui, à l’aube des temps, fut répandu sur le monde. Fragile et insolent. Il ne vous demande ni votre adresse, ni où vous êtes, à quel endroit du monde ; il fait fi d’être à raison, se fiche d’être à tort, ne s’embarrasse ni de votre situation, ni de votre réputation, ni de vos victoires ou de vos humiliations, tous sont égaux devant lui, il n’en fait qu’à sa tête, nulle part vous n’êtes à l’abri, vous êtes désarmé, vulnérable, rien ne saurait vous protéger, ni la raison, ni les religions, ni toute la philosophie des trois siècles passés, ni l’expérience de vos années, ni les épaisses parois d’un abri atomique, ni l’oubli absolu que procure la boisson.

Il n’épargne personne, s’empare aussi aisément d’une jeune fille de seize ans dont le cœur bondit comme celui d’une biche que d’un nonagénaire cacochyme dont le cœur ressemble à celui d’un rhinocéros.

Etoile filante et corde de violoncelle, il change le meilleur en pire et le pire en meilleur sans même vous demander si vous êtes marié, si vous êtes heureuse, si votre vie affiche un équilibre enviable et beau ; il peut s’en prendre à vous comme un sauvage, comme un barbare – comme une éruption solaire qui ravage votre vie, et rend les déserts habitables.

 => Merci +++, Mireille, pour cet instant comme hors du temps.

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Revenons à Catherine Jorgenssen, qui n’a pas dit son dernier mot
et nous met aussi sur la piste…de promesses orphelines !

Auteur : Gilles MARCHAND
Roman : « Les promesses orphelines »
Editeur : Aux forges de Vulcain

Avec « Les promesses orphelines », nous sommes dans la fin des années soixante, période bénie pour la France et l’Europe qui entament ces années prolifiques en emplois, en inventivité, qu’on baptisera plus tard « Les trente glorieuses ».

Catherine a beaucoup apprécié cette peinture d’un monde hyper positif, avec des personnages très bien campés, un village où personne ne doutait de l’accessibilité aisée au bonheur. Une jolie histoire d’amour contribuera à parfaire cette trame du bonheur !

=> Catherine, chouette, après la publication de ton commentaire joyeux,
on appréciera d’ouvrir ce livre, et de s’en repaître de bien-être !

       

Présentation par : Maryvonne SENDRA, bénévole à la bibliothèque CBPT de la clinique Saint Roch
Autrice : Marie-Hélène LAFON
Roman : « Hors champ »
Editeur : Buchet Chastel

                             
Marie-Hélène Lafon dans un champ             Et son roman « Hors champ »

Le dimanche 24 mai 2026 est le dernier jour de la 41ème Comédie du Livre, cet événement culturel majeur qui rend Montpellier encore plus vivant.
Ce jour-là, Marie-Hélène LAFON a été interviewée à la Maison des Chœurs. Dans la belle salle de concerts, le public admirateur de l’œuvre de Marie-Hélène Lafon est nombreux.
D’emblée, on perçoit la finesse des mots de cette romancière. Une évidence : les mots de Marie-Hélène Lafon ont autant de poésie et de puissance quand elle s’exprime oralement que quand elle les écrit.

L’histoire
D’emblée, Marie-Hélène Lafon plante le décor dans lequel elle nous emmène.
Le paysage ? Son « pays » natal, celui du Cantal qu’elle a dans le cœur.
Le lieu ? Une ferme.

Les personnages principaux ?
Un quatuor composé

  • d’un père tyrannique sûr de son bon droit,
  • d’une mère autoritaire assurant avec vigueur les tâches ménagères,
  • d’une sœur ainée Claire (alias Marie-Hélène Lafon) qui saura se libérer du déterminisme social en devenant enseignante en région parisienne mais restera profondément attachée à ce Cantal qui l’a vu naître,
  • et d’un frère cadet dont Claire perçoit la souffrance et l’extrême fragilité car il subit la contrainte de devoir perpétuer l’activité paysanne familiale alors que décidément, ce n’est pas son choix. «Il sent que la mère ne lâchera pas et qu’il est vissé là avec elle et le père pour les siècles des siècles »

Et puis surgit la poésie
« Le matin vert et bleu entre par la fenêtre »
« La maison est un bouquet, les couleurs éclatent, ça pavoise en grand, ça jubile et c’est irrémédiable »
« La route est belle ; d’abord le plateau couché sous le ciel immense, scarifié de clôtures, émaillé de vaches en troupeaux, marqueté de rares bosquets toujours mangés de vent »

 En lisant « Hors champ », oui, on est dans l’émerveillement.

 Un monde rural en voie de disparition
Avec « Hors champ », nous sommes aussi au cœur de la problématique existentielle que vit actuellement le monde paysan, et imprègne ce roman : sa disparition imminente.

Pour être en compagnie de cette grande romancière :
=> Vous pourrez consulter mes commentaires sur ce site internet,
=> Mais surtout, ouvrez les pages de son « Hors champ»

       

Présentation par : Annie OLIE LE JUNTER, bénévole à la bibliothèque CBPT de Saint Gély du Fesc
Auteur : Gaspard KOENIG
Roman : « Aqua »
Editeur : L’observatoire Eds De


    Gaspard Koenig

Annie a totalement improvisé son intervention au sujet de ce livre « Aqua ».
Mais elle a été tellement emballée :
. par la qualité de l’écriture de Gaspard Koenig, philosophe, essayiste et romancier,
. par la force de la thématique de l’eau
qu’elle a souhaité nous faire partager son enthousiasme.

 Annie nous précise que le roman commence par un déluge, une merveille d’écriture.

=> Annie, on a très envie de découvrir ce roman.
On espère +++ que tu vas publier sur notre site ton appréciation élogieuse complète !

       

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Denise DELTERME, coorganisatrice de nos réunions de Rencontres Littéraires qu’on apprécie +++, reprend la parole.

Elle a assisté à pas mal de présentations d’autrices, d’auteurs présents à la Comédie du Livre. Grande lectrice, Denise a déjà acheté 4 livres, dont 3 qu’elle n’a pas encore eu le temps de lire en entier, mais ça ne saurait tarder.
Après avoir feuilleté « en diagonale » ces trois romans, elle nous en fait une succincte présentation. Denise, nous t’écoutons.

Denise :
Voici les auteurs de ces trois romans :

                                           
            Paul AUDI                     Charles AUBERT                        Makis MALAFEFAS

Auteur : Paul AUDI
Roman : « Le Vrai du Beau, Regards sur la peinture »
Editeur : Flammarion

Denise :
A la Comédie du Livre, Paul Audi a été captivant devant son public amateur de littérature et d’art.

Bon à savoir :
. Paul AUDI est romancier mais aussi agrégé de philosophie
. Et il accorde autant d’importance à l’art qu’à la littérature, les deux nous révélant à nous-mêmes en tant qu’êtres humains.

Denise a par exemple beaucoup aimé la beauté de son analyse de la couleur chez Matisse, et de la chromatique de ses tableaux.

Denise, si, comme toi, on aime lire et flâner régulièrement dans des musées,
clairement, la lecture de ce dernier roman–essai de Paul Audi :

« Le Vrai du Beau, Regards sur la peinture » va nous conforter dans nos choix de bien-être.

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Denise DELTERME nous propose un deuxième auteur :
Auteur : Charles AUBERT
Roman : « Danser encore »
Editeur : Istya & Cie

Denise :
Charles Aubert, je l’avais déjà beaucoup apprécié quand il avait publié son étonnant et très prenant « Bleu Calypso ».
Là, il vient de publier «Danser encore », qui a obtenu le Prix des Lycéens.

Cette danse, quand on a la première de couverture du roman sous les yeux, on comprend tout de suite que celui qu’on va suivre pour « danser encore » avec lui est un jeune boxeur.
D’origine tsigane et né en Allemagne, il va se retrouver confronté aux nazis.
Je ne l’ai pas encore lu ce roman historique, je n’ai fait que le parcourir mais le thème est poignant, et on sait que l’écriture de Charles Aubert est intense.

  • Merci, Denise. Le devoir de mémoire nous tient à cœur. Et quand un auteur de qualité s’en empare, on a envie d’accompagner ce « danseur » pour lui manifester notre profonde solidarité.
  • Notre motivation s’accroît quand Myriam JULLIEN nous apprend que ce « Danser encore » est finaliste pour l’obtention du Grand Prix du Pic Saint Loup! Oui mais, nous prévient Myriam en souriant, il va nous falloir attendre novembre, le mois où ce Grand Prix est décerné !

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Et nous passons maintenant au 3ème roman acheté par Denise Delterme, acheté mais pour l’instant pas lu en entier,

Auteur : Makis MALAKEFAS
Roman : « Dans les règles de l’art»
Editeur : Asphalte poche

Denise :
Je ne connais pas du tout ce jeune auteur grec. Le quatrième de couverture nous met sur une piste attirante : c’est un « polar au rythme effréné ».

L’histoire : Nous sommes en Grèce, à Athènes, au milieu d’un été surchauffé, pendant la tenue d’une grande exposition internationale d’art contemporain…. Mais quelles vont-elles être, ces « règles de l’art » ? … Suspens !

=> Denise, on a envie de trouver la réponse à cette question qui traverse ce roman.
Chiche, et si on l’achetait ?

       

Ah, Denise, maintenant, voilà le roman que tu as pu lire en très peu de temps ! Dis-nous tout !

Présentation par : Denise DELTERME bénévole à la biblio CBPT de la clinique Saint Roch
Autrice : Hugo LINDENBERG
Roman : « Les années souterraines »
Editeur : Flammarion


     Hugo Lindenberg

Journaliste de formation, psychologue clinicien, et écrivain confirmé qui a déjà reçu plusieurs prix pour quelques-uns de ses romans précédents, Hugo Cindemberg vient de publier « Les années souterraines ».

Denise :
Dans « Les années souterraines », le thème de l’enfance est ultra présent, et il constitue la trame du roman. On suit un enfant orphelin de mère à l’âge de 6 ans, qui a un père considéré comme étant un homme cultivé et ayant de l’humour. Oui mais … ce père est d’une absence sidérante vis-à-vis de son fils, et cette absence est une forte souffrance pour le jeune enfant, qui veille aussi à « ne pas éveiller la colère du père ».

Il n’y a pas de pathos, dans ce roman. Il y a le parcours long du chemin pour se libérer de la forteresse paternelle. Quant au style de Lindenberg, il est saisissant, bouleversant.

Denise nous précise qu’à la fin de l’intervention de Hugo Lindenberg, très appréciée du public, quelques questions ont fusé, dont une qu’elle lui a posée :
En tant que psychologue clinicien, vous disposez de compétences spécifiques. Est-ce qu’elles vous ont aidé à mieux décrypter ce conflit entre le père et l’enfant ?
Sa réponse a été non, et qu’il suffit d’être attentif aux comportements pour arriver à les interpréter au plus près de la vérité.

=> Denise, nous anticipons la joie de lire
ton commentaire complet sur notre site internet.

Puis en ouvrant les pages de ces années souterraines,
nous espérons ardemment une résilience salvatrice pour cet enfant devenu adulte

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En guise d’épilogue, parole à ce grand écrivain japonais :

« Les livres sont un refuge, une échappatoire vers l’imaginaire. »

Haruki Murakami

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